Ce match face à un équipe solidement calée dans les places qualificatives et qui ne s’est inclinée à la maison que face aux invincibles Romanais était attendu après ce que l’on avait vu dimanche dernier face à Castanet. Ce test délicat a bien confirmé les intentions et l’état d’esprit affichés en ce début d’année, au point que Rodez peut avoir quelques regrets de ne revenir de Nîmes qu’avec le point de bonus défensif.

Le coup est passé près pour les nîmois. On pouvait estimer en effet au terme de la 1ère période, que le score de 14/12 en leur défaveur n’était pas cher payé. Si Nîmes avait bien réussi son entame, c’est bien Rodez qui va ensuite poser sa main sur le match et qui va avoir et la possession, et l’initiative dans le jeu. Bons en conquête, omniprésents sur les points de rencontres, efficaces en défense, avec un adversaire plutôt bien contenu dans son camp, la stratégie des ruthénois fonctionnait. Et chaque fois que Rodez enchaînait les temps de jeu et accélérait, il y avait danger dans le camp nîmois. On verra ainsi les Sang et Or franchir la ligne 2 fois après ce type de séquence, une première fois par Delouis, une seconde avec un essai récompensant un effort collectif des avants. Et encore il y aura eu du déchet, avec quelques approximations dans les choix de jeu ou dans l’exécution. Ajoutons à cela une certaine indiscipline transformée au pied par Nîmes, et l’on peut se dire que ce 1er acte aurait pu être encore mieux bonifié au score.

Les choses vont se rééquilibrer en seconde période avec des nîmois qui vont resserrer leur défense, rééquilibrer la possession, et prendre un peu plus d’initiatives, alors qu’en face Rodez va rester muet, irrégulier dans le jeu au pied, peu en réussite sur les tentatives, et toujours quelques imprécisions dans le jeu. Les seuls points vont être nîmois avec un essai non transformé s’ajoutant à une pénalité. Pas de quoi mettre les gardois à l’abri ou rassurer le public, puisque Nîmes restait à portée de Rodez avec seulement 6 points d’avance, et que Rodez va revenir dans le camp nîmois, mais sans avoir la même efficacité qu’en première mi-temps

Rodez aura une dernière opportunité dans les toutes dernières secondes, avec une mêlée en sa faveur près de la ligne nîmoise. Les ruthénois avaient bousculé leurs adversaires dans ce secteur une bonne partie de la rencontre, mais galvanisés par le public et la volonté de préserver leur mince avantage, ce sont les nîmois qui vont prendre l’ascendant et anéantir le dernier espoir de nos Sang et Or.

Le point de bonus est la récompense minimale pour Rodez, qui au-delà des imperfections relevées, a montré un visage séduisant sur l’engagement, l’état d’esprit, l’initiative. Point noir de cette rencontre, la blessure de Benoît André qui pourrait être indisponible plusieurs semaines. Heureusement, plusieurs retours de suspension et de l’infirmerie sont envisagés, alors que se profile dans 2 semaines le gros défi de la saison, avec la venue du leader invaincu VRDR (Valence Romans Drôme Rugby)

Nîmes – Rodez : 20/14 (mi-temps 12/14)

Rodez : 2 essais Delouis (21ème) et collectif (31ème), 2 transformations de Boscus

Nîmes : 5 pénalités (6ème, 20ème, 34ème, 40ème + 3, 46ème), et 1 essai (65ème ) de Villaret

Rodez : 15. Delouis, 14. Williams, 13. Mazet, 12. Bester, 11. Vabret, 10. Boscus (c) (Baldy – 59ème), 9. Vercruysse (Ravanello – 56ème), 8. Wunibaka (Jarreau – 58ème), 7. Barnerias, 6. Loumingou (Lallour – 50ème), 5. Fromenteze (Territaahoia – 65ème), 4. Tiatia, 3. Aboitiz (Dahir – 56ème), 2. André (Théron – 9ème), 1. Marmoiton (Pupier – 70ème)

Ph. Bertolotti